Une borne de recharge à domicile n'est pas une prise plus solide. C'est un circuit dédié, protégé, déclaré et contrôlé — et c'est pour cela que le devis dépend moins du modèle de borne que de ce qu'il y a entre votre tableau électrique et votre place de parking.
Voici les six points que nous regardons, dans cet ordre, avant de chiffrer quoi que ce soit.
1. De quelle puissance disposez-vous réellement ?
C'est le point de départ, et il se lit sur votre raccordement, pas sur la fiche de la voiture.
Un logement monophasé standard permet généralement une borne jusqu'à 7,4 kW. Un logement triphasé ouvre l'accès à 11 ou 22 kW. Au-delà de la limite de votre raccordement, il faudrait faire renforcer la puissance par le gestionnaire de réseau : c'est une démarche à part, avec son délai et son coût.
Avant d'acheter une borne de 22 kW, vérifiez donc deux choses : que votre raccordement la supporte, et que votre voiture l'accepte — beaucoup de véhicules sont limités en charge alternative à 7,4 ou 11 kW, et une borne plus puissante ne les chargera pas plus vite.
2. Monophasé ou triphasé : ce que ça change concrètement
En monophasé à 7,4 kW, on récupère de l'ordre de 35 à 40 km d'autonomie par heure de charge selon le véhicule. En triphasé à 11 kW, environ une fois et demie de plus.
Pour un usage domestique, la vraie question n'est pas la vitesse maximale mais le temps dont vous disposez. Une voiture branchée de 19 h à 7 h a douze heures : même en monophasé, cela suffit très largement à la plupart des trajets quotidiens. Payer du triphasé pour recharger la nuit n'apporte souvent rien.
3. La distance entre le tableau et la borne
C'est le poste qui fait le plus varier un devis.
Une borne demande son propre câble, de section calculée selon la puissance et la longueur. Trente mètres de tranchée jusqu'au fond du jardin, un passage à percer dans un mur porteur ou un cheminement en apparent sous goulotte ne coûtent pas la même chose — et c'est du travail, pas de la marge.
Mesurez approximativement cette distance avant de demander un devis : vous obtiendrez tout de suite une réponse plus utile.
4. La protection électrique et le tableau
Le circuit d'une borne exige ses propres protections, dont un dispositif différentiel adapté à la recharge de véhicule. Un tableau ancien ou déjà saturé doit parfois être complété ou mis en conformité avant de recevoir ce circuit.
C'est la découverte désagréable classique sur ce type de chantier, et c'est précisément ce que l'étude sert à voir avant, pas après.
5. Le RGIE et le contrôle
Une installation de recharge est une installation électrique : elle doit être conforme au RGIE et faire l'objet d'un contrôle par un organisme agréé, avec attestation à la clé.
Ce n'est pas une formalité qu'on peut sauter pour faire baisser un devis. En cas de sinistre, c'est cette attestation qui vous couvre. Nos installations sont conformes au RGIE et nous disposons d'une assurance RC professionnelle ; nous sommes par ailleurs installateur certifié RESCert.
6. Le pilotage par vos panneaux solaires
C'est là que l'intérêt se joue vraiment, si vous avez du photovoltaïque.
Une borne pilotée module sa puissance de charge en fonction de ce que vos panneaux produisent à l'instant même : au lieu d'injecter votre surplus sur le réseau, vous le mettez dans la voiture. Sur une journée claire, la différence sur la facture est nette — et contrairement à une batterie, il n'y a pas de matériel de stockage supplémentaire à payer.
Nous installons des bornes Zaptec, qui permettent ce fonctionnement. Si vous envisagez les deux chantiers, panneaux et borne, les faire chiffrer ensemble évite de payer deux fois l'intervention sur le tableau.
Et le prix ?
Il dépend presque entièrement des points 1, 3 et 4 : la puissance, la distance, l'état du tableau. C'est pour cette raison que nous ne publions pas de prix unique pour une borne, alors que nous publions notre grille pour le photovoltaïque — là, la configuration est standard ; ici, chaque garage est différent.
Ce qui ne change pas : le prix annoncé est le prix payé, pas de frais cachés, pas de surprise à la pose. L'étude est gratuite et sans engagement.
Deux éléments peuvent alléger la facture. La TVA à 6 % sur le matériel et la pose si l'habitation a plus de dix ans. Et le Rénoprêt en Wallonie, qui finance jusqu'à 60 000 € à 0 % sur trente ans des travaux d'économie d'énergie. Pour les aides spécifiques à la mobilité électrique, les régimes évoluent : vérifiez-les à la date de votre dossier auprès de votre Région, et refusez tout devis qui en déduit un montant sans préciser le régime appliqué.
Questions fréquentes
Peut-on recharger sur une prise domestique ? Techniquement sur une courte durée, avec le câble de secours fourni, et à faible puissance. Ce n'est pas une solution permanente : une prise domestique n'est pas conçue pour délivrer plusieurs kilowatts pendant des heures, et c'est un risque d'échauffement.
Combien de temps prend l'installation ? La pose elle-même tient généralement dans la journée. Ce qui prend du temps, c'est le cheminement du câble quand il faut creuser ou percer, et le contrôle.
Faut-il prévenir le gestionnaire de réseau ? Pour une borne dans la limite de votre raccordement actuel, en général non. Pour un renforcement de puissance, oui, et c'est lui qui donne le délai.
Et si j'habite en appartement ? Cela dépend du règlement de copropriété et de l'infrastructure du parking. C'est un dossier différent d'une maison individuelle, qui commence par une question juridique avant d'être technique.
Quelles garanties ? La pose est garantie 2 ans. Les garanties matériel dépendent du constructeur de la borne.
Faire regarder votre cas
Donnez-nous trois informations et nous vous dirons tout de suite si c'est simple ou compliqué : monophasé ou triphasé, la distance approximative entre votre tableau et l'emplacement de la borne, et l'âge de votre installation électrique.
Appelez le 0492 83 70 44, du lundi au vendredi de 9 h à 17 h 30, le samedi sur rendez-vous — ou demandez l'étude gratuite. Nous travaillons en Wallonie et à Bruxelles.
